In Primo Piano
Lola Montès
Un film di Max Ophüls. Con Peter Ustinov, Ivan Desny, Anton Walbrook, Martine Carol, Oskar Werner
Drammatico, durata 140 min. - Francia, Germania 1955.

Dans le cadre d’une soirée exceptionnelle avec introduction par Serge Toubiana, directeur général de la Cinémathèque française, et Laurence Braunberger, productrice des « Films du Jeudi », la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg présente le mercredi 18 février à 20h30 la restauration de «Lola Montès», film de Max Ophuls réputé être l’un des plus grands chefs-d’œuvre et films maudits de l’histoire du cinéma. Avec des stars comme Martine Carol et Peter Ustinov en tête d’affiche, «Lola Montès» retrace la vie tumultueuse de cette ancienne courtisane qui fit tourner tant de têtes en Europe, dont Franz Liszt et Louis 1er de Bavière. Accueillie avec enthousiasme lors de son avant-première au dernier festival de Cannes, la restauration ressuscite une véritable symphonie visuelle en format Cinemascope et aux couleurs aussi éclatantes que «des cravates américaines» (Max Ophuls).
Echec commercial face à un public parisien déçu dans son attente du film érotique présumé, la version originale de «Lola Montès » fut massacrée après sa sortie en décembre 1955 par des producteurs affolés des deux côtés du Rhin. Après la restauration de la version allemande, effectuée en 2002 par la Cinémathèque de Luxembourg et le Filmmuseum Munich, la version française vient d’être magistralement restaurée grâce à une collaboration entre la Cinémathèque française et les Films du Jeudi. Cette restauration permet de retrouver la splendeur originale de « Lola Montès » en restituant les couleurs, le son et le montage d’origine. A noter que la Cinémathèque de Luxembourg y a pu contribuer par une copie de travail positive, contenant des plans introuvables ailleurs.
« Dans l’histoire du cinéma, Lola Montès tient bien son rang de film charcuté, trafiqué, non conforme aux voeux de son auteur et réalisateur Max Ophuls. Chacun sait que ce film fit scandale lors de sa sortie à Paris. Certains critiques, Truffaut en tête, en firent leur cause (« Faudra-t-il combattre, nous combattrons. Faudra-t-il polémiquer, nous polémiquerons ! », écrivait-il dans Arts), rejoint par des cinéastes de renom tels Rossellini, Cocteau, Jacques Becker, Jacques Tati et quelques autres qui signèrent un manifeste en faveur du film. Dès lors, plus jamais le film ne fut montré tel que Max Ophuls l’avait conçu, rêvé, imaginé, réalisé. C’est ce défi que nous avons voulu relever. » (Costa-Gavras, Président / Serge Toubiana, Directeur général de la Cinémathèque française)
Echec commercial face à un public parisien déçu dans son attente du film érotique présumé, la version originale de «Lola Montès » fut massacrée après sa sortie en décembre 1955 par des producteurs affolés des deux côtés du Rhin. Après la restauration de la version allemande, effectuée en 2002 par la Cinémathèque de Luxembourg et le Filmmuseum Munich, la version française vient d’être magistralement restaurée grâce à une collaboration entre la Cinémathèque française et les Films du Jeudi. Cette restauration permet de retrouver la splendeur originale de « Lola Montès » en restituant les couleurs, le son et le montage d’origine. A noter que la Cinémathèque de Luxembourg y a pu contribuer par une copie de travail positive, contenant des plans introuvables ailleurs.
« Dans l’histoire du cinéma, Lola Montès tient bien son rang de film charcuté, trafiqué, non conforme aux voeux de son auteur et réalisateur Max Ophuls. Chacun sait que ce film fit scandale lors de sa sortie à Paris. Certains critiques, Truffaut en tête, en firent leur cause (« Faudra-t-il combattre, nous combattrons. Faudra-t-il polémiquer, nous polémiquerons ! », écrivait-il dans Arts), rejoint par des cinéastes de renom tels Rossellini, Cocteau, Jacques Becker, Jacques Tati et quelques autres qui signèrent un manifeste en faveur du film. Dès lors, plus jamais le film ne fut montré tel que Max Ophuls l’avait conçu, rêvé, imaginé, réalisé. C’est ce défi que nous avons voulu relever. » (Costa-Gavras, Président / Serge Toubiana, Directeur général de la Cinémathèque française)
